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Les effets des pratiques alternatives comme les cuisines collectives sur les personnes, les familles et la collectivité
Résumé de la section 4 du Rapport synthèse, De la sécurité alimentaire au développement social - Les effets des pratiques alternatives dans les régions du Québec 1999-2000, Joël Rouffignat, Lise Dubois, Jean-Panet Raymond, Patricia Lamontagne, Sylvie Cameron et Manon Girard, novembre 2001.
Interaction communautaire, automne 2001.
On entend beaucoup parler de sécurité alimentaire dans les médias, les Directions de la santé publique, des Régies régionales, Centraide, les cuisines collectives et les autres organismes communautaires. De plus en plus d'intervenants communautaires sont appelés à travailler sur ce problème, qui est en fait une manifestation parmi d'autres de la pauvreté. Des constats importants ont été fait concernant des groupes qui offrent plus que du dépannage alimentaire pour lutter contre la faim et la pauvreté, tout comme les cuisines collectives. Voici les fruits d'une recherche1 débutée en 1999 portant sur les groupes alternatifs qui misent sur l'empowerment des personnes et des collectivités qui ont comme objectif le développement social durable. Les impacts des pratiques alternatives comme les cuisines collectives sur les personnes et les familles Les personnes et les familles qui sont impliquées dans des pratiques alternatives, comme les cuisines collectives, constatent une réduction de leur insécurité alimentaire principalement sur le plan de l'anxiété, mais aussi une amélioration de leur alimentation. Cette pratique alternative ne permet cependant pas de résoudre tous les besoins. Les pratiques alternatives, comme les cuisines collectives, s'insèrent dans une utilisation élargie de ressources communautaires de soutien matériel (alimentaire et autre). L'amélioration de l'estime de soi, des compétences et des connaissances, de la santé physique et psychologique sont des résultats effectifs. Les groupes ont aussi un effet marqué sur la réinsertion sociale. La reconstitution d'un réseau social fortement ébranlé par des événements personnels et familiaux antérieurs en est la première retombée. La confiance revient envers soi-même et envers les autres. La capacité de se prendre en charge et de gérer la vie familiale est accrue. Le pouvoir de prendre part à la vie du groupe et de la collectivité est plus clairement exprimé. Quelques chiffres à l'appuiLes effets sur la santé physique et morale des participantEs
L'empowerment
Les impacts des pratiques alternatives comme les cuisines collectives sur les groupes communautaires Dans un second temps, les chercheurs ont étudié les groupes communautaires afin de mieux comprendre la dynamique interne qui les anime lorsqu'ils implantent de nouvelles pratiques sociales dans leurs activités alimentaires. Dans les cuisines collectives, le renforcement du potentiel des individus (empowerment individuel) constitue la clé des impacts sur les participantEs, et de leur implication dans d'autres groupes sociaux, ainsi que dans des actions et des projets du milieu. Les impacts des pratiques alternatives comme les cuisines collectives sur les collectivités Finalement, les chercheurs se sont intéressés aux collectivités où évoluent les personnes et les groupes. Les pratiques alternatives, comme les cuisines collectives, ont un effet qui tient à la fois de leur place dans le réseau local et régional de soutien alimentaire et des liens qu'elles établissent avec les différents partenaires communautaires, publics et privés. Il tient également à la qualité de leur présence sur les multiples tables de concertation concernant la pauvreté, la faim ou toutes autres actions de soutien aux personnes à faible revenu. Les pratiques alternatives sont renforcées par leurs capacités à sensibiliser et à réunir différents intervenants du secteur de la santé et des services sociaux mais aussi des secteurs de l'emploi et du développement, de l'éducation et du monde municipal, autour de projets qui dépassent la simple prestation de services alimentaires. Les concertations sur la sécurité alimentaire et la lutte à la pauvreté buttent sur la faiblesse de leurs moyens tant en ressources humaines que financières. Elles buttent également sur la faible implication des secteurs publics et privés (éducation, emploi et solidarité sociale, développement local et régional, agriculture, etc.) qui ne se sentent pas directement concernés par les populations visées. Elles sont freinées par le fort roulement du personnel tant dans les organismes communautaires que dans les services publics qui vient remettre en question des liens interpersonnels lents à tisser mais indispensables pour le développement et le maintien de ce type de concertation. Mieux comprendre les limites et les exigences La quatrième partie de ce rapport dresse un bilan général des analyses qui ont été faites. Développer des projets intégrateurs de sécurité alimentaire durables ne signifie pas de multiplier les services dits alternatifs. Il y a un travail de sensibilisation et de conscientisation important à conduire auprès des administrations publiques susceptibles de valoriser et de renforcer de telles expérimentations sociales.
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