Tout a commencé en mai 1982, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal, quand Jacynthe Ouellette propose à sa sœur Sylvie de mettre argent, idées et temps en commun. Elles achètent collectivement des aliments et préparent des repas nutritifs. Occasionnellement, une voisine se joint à elles. Elles se réunissent une fois par mois. Elles cuisinent une vingtaine de plats pour chacune de leur famille.
C’est alors que les intervenantes du Carrefour familial Hochelaga-Maisonneuve trouvent formidable l’initiative de cuisiner en groupe. Elles demandent donc à Jacynthe Ouellette de partager cette expérience avec d’autres femmes du quartier.
Après quelques rencontres au Carrefour familial Hochelaga-Maisonneuve et à la Maison des femmes La Marie-Debout, plusieurs femmes se montrent intéressées à démarrer une cuisine collective. C’est le début d’une nouvelle pratique populaire qui fera boule de neige. Aujourd’hui, plusieurs centaines d’organismes communautaires accueillent des cuisines collectives. En 2004, on compte au Québec plus de 1 330 groupes de cuisine collective.
L’esprit qui animait les pionnières des cuisines collectives était de créer un réseau d’entraide pour contrer le problème de l’alimentation. L’objectif est de faire plus que de la cuisine ! Cette pratique se veut un lieu de socialisation, de soutien, de prise de confiance et de prise en charge. Cette idée de départ est celle qui anime encore les cuisines collectives.
Se nourrir adéquatement, rejoindre les deux bouts, se détacher des banques alimentaires étaient le souci des sœurs Ouellette. Ce besoin est, malheureusement, toujours présent dans notre société et des cuisines collectives y répondent.
Cependant, il est très important de faire connaître l’existence des différents types de cuisines collectives qui ont vu le jour pour d’autres raisons que celles initialement mises de l’avant par Jacynthe et Sylvie Ouellette.
Depuis, la création les groupes de cuisine collective se sont diversifiés. Il existe, maintenant, des groupes qui répondent à des besoins particuliers.
Par exemple, il y a des goupes de cuisine collective :
Il existe également des groupes de cuisines collectives pour les enfants, les adolescents, les hommes, les personnes âgées et les personnes handicapées.
Tous ces groupes ont le privilège de préparer de bons repas, laissent mijoter de belles actions de prise en charge et récoltent les fruits d’une saine alimentation et d’une meilleure qualité de vie.
La solidarité, la démocratie, l'équité et la justice sociale,
l'autonomie, la prise en charge, le respect de la personne : la dignité.
Ce site a été réalisé en collaboration avec Communautique