COMMUNIQUÉ : Sommet sur l’alimentation : Le droit à une saine alimentation sera-t-il au menu?

Montréal, le 17 novembre 2017 À l’occasion du Sommet sur l’alimentation du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) débuté ce matin, le Regroupement des cuisines collectives du Québec (RCCQ) l’appelle à mettre son tablier et à donner un véritable sens au mot ALIMENTATION que son nom porte. Le RCCQ l’invite à prendre ses responsabilités et à fonder sa prochaine politique bioalimentaire sur le droit à une saine alimentation pour tous les Québécois et toutes les Québécoises et à en faire une politique gouvernementale engageant tout le gouvernement à respecter, garantir et promouvoir le droit à une saine alimentation.

«Nous arrivons ce matin espérant, mais sceptiques. Nous ne savons pas si le MAPAQ se sortira de sa monoculture conceptuelle de ministère à vocation économique et s’il considérera réellement l’alimentation en tant que droit» explique la présidente Sylvie Sarrasin, également coordonnatrice de la Cuisine collective Iles-de-la-Madeleine. «Aux trois quarts, les personnes qui fréquentent les groupes de cuisine collective au Québec ne comptent que sur de modestes revenus pour vivre. L’augmentation incontrôlée du prix des aliments de base, l’insuffisance des revenus de l’aide sociale et de l’aide aux organismes en sécurité alimentaire au Québec, obligent notre mouvement à militer pour le droit de chacun et chacune à une saine alimentation, car les Québécois et Québécoises sont de plus en plus nombreux à souffrir de la faim ou à consommer des aliments ultra-transformés», rajoute la présidente. «Or, nous n’avons pas senti au cours des rencontres préparatoires que ces questions avaient leur place. Nous serons aujourd’hui très attentifs aux questions que le MAPAQ posera aux participants à ce Sommet…» conclut-elle.

«Ce n’est pas d’hier que ce ministère présume, par ses choix et son action, que son soutien aux opérateurs économiques et sa surveillance de la salubrité des aliments suffisent ensemble à assurer l’alimentation saine des Québécois et Québécoises. Si le Livre vert du bioalimentaire de 2009 et la Politique de souveraineté alimentaire de 2012, proposés par des gouvernements différents, devaient être les bases de la nouvelle politique bioalimentaire du MAPAQ, elle resterait alors un autre rendez-vous manqué pour les citoyens et citoyennes qui assurent pourtant, par leurs taxes et impôts, les revenus de ce ministère», explique le coordonnateur général du RCCQ, Frédéric Paré. «Nous sommes tout de même ici ce matin dans un état d’esprit de construction et de collaboration», rajoute-t-il.

Annuellement, 10 000 personnes au Québec préparent plus de 1,4 million de portions au sein de 1380 groupes de cuisine collective répartis à travers le territoire québécois. Le Regroupement des cuisines collectives du Québec soutien, informe, mobilise et représente ce mouvement.

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Source: Caroline Mayne, responsable des communications RCCQ

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