Article-JNCC 2016 – Cuisines collectives de Granby

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Publié le 25 mars 2016 – Les participants à la journée nationale des cuisines collectives. TC Media – Mathieu Majeau

Les médias de la région de Granby étaient invités hier avant-midi au Centre communautaire Saint-Benoit afin d’effectuer une recette dans le cadre de la journée nationale des cuisines collectives. Leur mission: préparer une soupe-repas aux légumineuses et au curcuma.

Chaque représentant était jumelé à un participant qui fréquente les Cuisines collectives de la Montérégie (CCM) à tous les mois. Ils ont dû travailler en équipe afin de couper les différents légumes et préparer les assaisonnements. L’exercice a permis de préparer plusieurs portions qui ont été remises en parti à l’organisme Partage Notre-Dame. L’objectif de l’activité était de faire participer les médias afin de vivre une expérience concrète dans la cuisine des CCM.

Le fonctionnement des cuisines collectives

Les gens doivent préalablement s’inscrire auprès des Cuisines collectives de la Montérégie s’ils souhaitent participer aux activités. Les participants cuisinent une journée par mois et doivent auparavant se rencontrer une demi-journée afin de prévoir les recettes. Ils sont pour la plupart divisés en groupe.

«À Granby, on a plein de groupes. On a des groupes de mamans, des groupes de retraités et des groupes réguliers. Ça s’adresse vraiment à tout le monde. Ultimement, notre mission est d’offrir une autonomie alimentaire à ces gens-là», explique, Emmanuelle Dubé, animatrice sociale pour les Cuisines collectives.

De petits groupes sont formés parmi les participants présents et ceux-ci sont accompagnés par une animatrice. Son rôle est de proposer des recettes selon les spéciaux de la semaine et s’assurer que ce qui sera cuisiné sera santé.

Certains plats sont des classiques. Il y a la soupe-repas et la traditionnelle sauce à spaghetti. Par contre, ce sont les gens qui choisissent ce qu’ils veulent cuisiner.

«Souvent, les nouveaux arrivants vont amener de nouvelles recettes. Ça peut être des recettes asiatiques, des recettes marocaines. Habituellement, on fait 3-4 recettes par journée. On cuisine des trucs qui se congèlent bien», souligne Mme Dubé.

Pour certaines personnes, le fait de cuisiner en groupe permet de briser l’isolement, de tisser des liens et d’apprendre des choses.

Des habitués des cuisines collectives

Le Granby Express s’est entretenu avec deux participants qui viennent cuisiner mensuellement. Pour eux, l’activité est plus qu’appréciée.

Marie-Pierre participe aux Cuisines collectives depuis près d’un an dans le groupe des mamans. Cette journée de cuisine lui permet de socialiser, mais surtout d’alléger sa tâche quotidienne de maman.

«Étant une mère monoparentale, j’ai une routine de soir avec mes enfants. Il faut faire les lunchs, les devoirs, donner les bains. Pour moi, ça changé ma vie d’avoir quelques trucs déjà préparés. Avant, j’avais des préjugés face aux Cuisines collectives. Je pensais que c’était les pauvres ou les handicapés qui fréquentaient cet endroit. Je ne savais pas que c’était si accessible».

De son côté, Cayouette Alphonse, âgé de 81 ans, est un habitué des Cuisines collectives de la Montérégie depuis un an.

«La raison pour laquelle je viens aux cuisines est pour rencontrer des gens. Ça me permet de socialiser et de faire de la bouffe en même temps. Je cuisine chez moi, mais c’est différent de cuisiner en gang», affirme le résident de Granby.

Les Cuisines collectives de la Montérégie sont ouvertes à Granby depuis 1992. Elles fêteront leur 25e anniversaire l’an prochain.

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