Les cuisines collectives et leurs 1001 visages – Jean-Pierre

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«Je suis passé au moins trois fois devant le Centre ou il y a des cuisines collectives, mais je n’osais pas y entrer, car j’avais des préjugés et pensais que les cuisines n’étaient adressées qu’aux ‘pauvres’. Faut que je vous dise, j’avais à ce moment 67 ans, j’étais retraité, mais j’avais une bonne pension. Je n’avais donc pas de problème financier. Toutefois, je venais de vivre un divorce inattendu et me retrouvais seul à la maison. N’ayant quasiment jamais cuisiné de ma vie, j’étais à peine capable de me faire cuire un œuf!

Une bonne journée, j’ai finalement décidé d’aller y faire un tour et j’y ai été très bien accueilli. Je pouvais commencer la semaine suivante. Toutefois, j’étais plutôt inquiet de la contribution que j’allais pouvoir offrir comme je n’avais aucune compétence culinaire. J’ai proposé au groupe de prendre en charge la vaisselle, mais on m’a plutôt encouragé à participer à la cuisine.

Ça fait maintenant deux ans que je suis impliqué dans cette cuisine collective et, j’ai reçu à souper, pour la première fois l’an dernier, mes enfants avec des plats que j’avais moi-même préparé : une soupe aux pois, un beau jambon et du pouding chômeur.

Je ne peux pas vous dire à quel point je suis content d’être finalement entré dans cette cuisine parce que j’ai finalement appris à cuisiner, j’ai la fierté de recevoir mes enfants à manger et en plus, j’ai tissé des liens d’amitié avec les membres de mon groupe.»    

Jean-Pierre

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