Article – Quand la cuisine brise l’isolement des hommes

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Malartic mai 201615 mai 2016 – Afin de sortir les hommes seuls, séparés ou monoparentaux de leur isolement, un groupe de cuisine collective pourrait voir le jour à Malartic.

«La Maison de la famille m’a parlé de cette idée. Comme les hommes sont plus à risque au niveau du suicide, on s’est dit que ce serait un projet intéressant. On se trouve aux balbutiements et il n’y a rien d’écrit pour l’instant, souligne Ann Zimmermann, directrice générale du Centre de prévention du suicide de Malartic (CPS).

«Si on réussit à organiser un groupe de huit hommes, de Malartic et Rivière-Héva, ce serait agréable. La première expérience, idéalement à l’automne, permettra de s’ajuster et de voir si j’ai besoin d’une personne pour m’aider puisque je suis seule au bureau et j’agis comme intervenante aussi. Ce projet m’anime et j’espère faire sortir les hommes de leur coquille», confie-t-elle.

Plus que de la cuisine

Comme certains hommes sortent peu de la maison et ne cuisinent pas beaucoup, Ann Zimmermann souhaite aller les chercher eux, afin de leur montrer des trucs de base, leur apprendre à regarder les circulaires, trouver des recettes, aller acheter les ingrédients, les faire cuisiner en groupe et partager les recettes, explique-t-elle.

«Il s’agit d’un prétexte pour amener les hommes à communiquer et voir s’ils vivent des détresses psychologiques afin de les aider. J’espère ouvrir une petite faille pour aller percer leur cœur, illustre Mme Zimmermann.

«Les hommes ne vont pas chercher d’aide, ruminent longtemps et utilisent des méthodes drastiques au niveau du suicide. Ils pensent pouvoir s’en sortir seuls. Et 85 % d’entre eux se confient à leur conjointe. Quand vient une séparation, ça va mal. S’ils décident d’aller vers les services, ils se trouvent déjà à bout de souffle et arrivent parfois en colère, une façon d’exprimer leurs émotions», fait-elle remarquer.

«Avec les cuisines collectives, on va permettre aux hommes de se bâtir un réseau. Avoir des gens autour quand ça va mal les protègera», estime Ann Zimmermann.

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