Rapport-La consommation d’aliments transformés et la qualité de l’alimentation au Québec

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Page couverture rappot JCM_mars 2016Mars 2016 – Auteurs : Jean-Claude Moubarac, PhD. Chercheur, TRANSNUT, Département de nutrition, Université de Montréal et Malek Batal, PhD. Professeur et Directeur de TRANSNUT, Département de nutrition, Université de Montréal2,

SOMMAIRE
Certaines études ont démontré que le niveau de consommation des aliments ultra-transformés prédit la qualité nutritionnelle globale de l’alimentation. Ce rapport présente une première estimation du niveau de consommation de ces aliments chez les Québécois âgés de 2 ans et plus et évalue sa relation avec la qualité nutritionnelle de l’alimentation. Les données proviennent de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC, cycle 2.2, Nutrition) réalisée par Statistique Canada en 2004. Tous les aliments ont été classés selon la classification des aliments NOVA basée sur le degré et la fonction de la transformation alimentaire. Cette méthode classe les aliments en quatre groupes principaux: 1) aliments frais ou minimalement transformés, 2) ingrédients culinaires transformés, 3) aliments transformés et 4) aliments ultra-transformés. Les résultats indiquent qu’en 2004, les calories consommées quotidiennement par les Québécois provenaient à hauteur de 38 % des aliments frais ou minimalement transformés, de 7 % des ingrédients culinaires transformés, de 8 % des aliments transformés et de 47 % des aliments ultra-transformés. La consommation d’aliments ultratransformés dépasse 40 % des calories quotidiennes chez tous les groupes sociodémographiques étudiés et elle est particulièrement élevée chez les enfants et les adolescents. Globalement, le profil nutritionnel moyen des aliments ultra-transformés est nettement inférieur à celui de l’ensemble des autres aliments et ingrédients. En effet, les aliments ultra-transformés sont plus riches en sucres libres, en sodium et en gras et ils ont une densité énergétique plus élevée que la combinaison des aliments frais ou minimalement transformés, des ingrédients culinaires transformés et des aliments transformés. Les aliments ultra-transformés contiennent également moins de fibres alimentaires, de protéines, de vitamines et de minéraux, que l’ensemble des aliments et ingrédients. De plus, la qualité nutritionnelle globale de l’alimentation se détériore lorsqu’augmente l’apport calorique relatif des aliments ultra-transformés dans l’alimentation. Les Québécois qui consomment le moins d’aliments ultra-transformés (en moyenne 25% des calories quotidiennes) ont de loin une alimentation de meilleure qualité nutritive pour l’ensemble des macronutriments, des vitamines et des minéraux considérés. Les données de ce rapport soutiennent l’idée, avancée récemment dans un rapport sénatorial, que la transformation alimentaire est intimement liée à la qualité de l’alimentation. La classification NOVA constitue un outil efficace permettant de comprendre cette relation et de développer éventuellement des recommandations pour une saine alimentation basée sur des données alimentaires populationnelles qui tiennent compte de l’offre alimentaire actuelle et du niveau de transformation des aliments.

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